Chapitre 20 : À la recherche du temps perdu… en passant par la Drôme et l’Isère

Suivre l'éléphant gris à Chambéry

Petit Prince de la Grande Reine,

Après notre belle soirée et matinée au festival 777, nous avons pris la direction de Valence pour quelques jours. Des opportunités de travail pour Papa nous ont conduit à nous y attarder un peu.

 

Des tours de France

Heureux hasard encore, notre séjour dans la cité valentinoise coïncide avec l’étape reliant Bourg d’Oisans à Valence. Notre détour de France rencontre le Tour de France ! Afin de découvrir de nos propres yeux comment se passe une arrivée du Tour, nous enfourchons nos vélos en direction du village installé pour l’occasion.

Bateau sous l’eau…
Devant un bateau de papier au Port de l’Epervier

Entre les stands de la Sécurité Routière, les sponsors publicitaires et différentes animations, tu as pu trouver ton plaisir. Tu y auras fait ta première initiation à l’usage de la draisienne sur un mini parcours du Tour. Des commerciaux du magasin Cyclable local proposent de nous prendre en photo pour l’envoyer aux collègues de la Rochelle à qui nous avions acheté nos montures.

Il fait bien chaud !
Tu enfourches le petit vélo
Tu as gagné le maillot !

Il y a foule autour des barrières pour attendre le passage de la caravane publicitaire du Tour, qui s’avérera finalement très avare… À peine quelques bouteilles d’eau Vittel distribuées uniquement d’un côté de la route. Les gens s’énervent et le soleil tape sur leurs nerfs, les 40 degrés du jour n’y sont pas pour rien. Nous décidons de ne pas rester plus longtemps et allons nous rafraîchir un peu dans le parc Jouvet.

De cet écrin de verdure, nous entendrons les répétitions de la chanteuse Louane qui devait donner un concert gratuit sur le Champs de Mars tout proche. À cause du temps orageux, ledit concert fut annulé le soir-même, la foudre s’étant abattue quelques heures avant le début des festivités tout proche de la scène.

À Valence encore, nous ferons la connaissance de Wolfgang, qui nous parlera de son expérience de linguiste missionnaire en Afrique et de sa passion pour le piano. Quel plaisir de l’entendre jouer alors que nous nous reposons. Nous ferons une courte halte pour nous désaltérer au « Cause toujours », un café associatif culturel qui était sur le point de fermer. L’une de ses bénévoles nous fera découvrir succinctement les lieux.

Pas de réponse ou si peu aux annonces de locations temporaires, les propriétaires nous informent qu’ils préfèrent louer uniquement à des étudiants et ne pas s’embêter pendant l’été… Décidé.e.s à ne pas perdre trop d’argent à en gagner si peu, joli paradoxe, nous faisons le choix de prendre la route malgré les différentes propositions possibles de travail en logistique sur Valence.

Une nouvelle mission attend cependant Papa vers Tournon-sur-Rhône où nous camperons quelque temps, ce qui nous permettra de découvrir et d’emprunter quelques temps la magnifique piste cyclable de la Via Rhôna et continuera à faire germer une petite graine que Nans et Mouts ont planté il y a quelques jours.

 

S!lence

Nous arrivons dans la Drôme sous des cieux au très beau fixe. Nous prenons le temps de découvrir Die et Crest et de nous baigner dans la Drôme. Ah, la Drôme provençale ! Si elle évoquait déjà pour nous la chaleur, les oliviers et la lavande, nous doutions que le bleu de ses eaux soit vraiment aussi joli sans retouche informatique. Que nenni ! Ce beau bleu turquoise est bien naturel et en partie lié à la forte proportion d’argile qu’elle contient, mais qu’elle est belle et qu’elle est fraîche ! Nous nous serons plus baigné.e.s en un été dans les rivières qu’en toute une vie !

Un message inattendu nous parvient. Il s’agit de Sam, un séliste qui a vu notre annonce sur la route des Stages et qui nous conseille de nous rendre aux rencontres des ami.e.s de la revue Silence. Revue écolo et alternative que nous connaissons bien grâce à nos amis Louis et Jeanine qui nous l’ont fait découvrir il y a quelques années.

Pour reprendre la présentation qui en est faite sur leur site internet, le but de cette rencontre est « de vivre ensemble dans la simplicité volontaire, partager nos expériences d’autogestion et nos savoirs (alternatives, habitat, énergie, vie quotidienne, alimentation, non-violence, décroissance…), nos envies de découvrir, d’échanger, mettre la main à la pâte dans divers ateliers et lâcher prise… bref, croquer la vie dans la bonne humeur ! ».

Un programme en sommes qui nous ressemble beaucoup, qui nous inspire… et des rencontres qui se déroulent à la ferme de Paulianne, habitat partagé qui se trouve à moins d’une trentaine de kilomètres de Die où nous étions en recevant ce message. Merci Sam, merci les systèmes d’échanges locaux, et l’Univers qui a le sens de la surprise en mettant à chaque fois sur nos routes de belles rencontres. C’est décidé, nous allons rencontrer les Ami.e.s de Silence, vivre et participer à ce camp autogéré dont les valeurs semblent se rapprocher des nôtres.

La ferme de Pauliane
Le chapilopin, chapiteau temporaire

Sur place, nous arrivons parmi les premiers. Nous faisons la rencontre de May et Pascal et de leurs deux jeunes fils venu.e.s eux aussi en véhicule aménagé. Nous aurons plaisir à échanger avec cette sympathique famille que nous espérons revoir sur notre chemin. Nous faisons aussi la connaissance de Pascal, Elisa, Shenzo, Fabienne, Clément et beaucoup d’autres dont nous oublierons progressivement les noms au gré des nouvelles arrivées. Le camp débute avec très peu de personnes, deux petites poignées tout au plus. Tout est à mettre en place et à aménager. Nous participerons donc à la création des toilettes sèches et de la douche, au dégagement d’une clairière pour en faire un lieu de vie en commun et y installer la zone de vie collective et la cuisine. Petit à petit le camp prend forme, chacun y met la main à la pâte pour que la sauce prenne, sans trop se prendre la tête. Nous peinons à reconnaître un lieu trouvé à l’état semi sauvage à l’arrivée tant il a changé en peu de temps.

La vie sur le camp se veut être en collectif autogéré, chacun propose et partage ses idées, qui sont adoptées ou non. En tout cas, chacun essaye de faire sa part pour le bien commun. La tente est plantée, Ulysse vidé de ses affaires et toi, tu es déjà en train de courir partout avec les copains. En quelque temps, tu es devenu d’une sociabilité incroyable ! Si nous te connaissions très loquace et curieux envers les adultes et les enfants plus grands, tu sembles avoir enfin trouver ton assurance et la bonne humeur pour lier connaissance avec les plus petits que toi. Ouf ! Peut-être que le cadre magnifique de cette forêt de chêne et de genévrier cade sur fond de montagnes n’y sont pas pour rien. Tu étais totalement dans ton élément sur le camp, peut-être parfois même plus que nous ! Et la forêt doit encore résonner de tes « BONJOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOUR » tonitruants à toute heure lancés aux ami.e.s de tous âges. Tu cours partout, ramasse pommes de pins et bâtons de bois, construit, détruit, apprend, découvre, t’étonne, tombe et te relève, poursuis les camarades, les imite et se passionne même pour de nouveaux jeux. Avec de grands yeux émerveillés, tu t’inities au lancer de frisbee et de boomerang et tu reçois une jolie leçon de yo-yo par le jeune Owen. La nuit tombée, autour du feu de camp, entre les discussions et le repas, nous avons le temps d’écouter et de nous réjouir des quelques tours de chants et airs de musique avant que Morphée ne te réclame.

Jolie ambiance sur le camp, très familiale au début, et au fil des jours un peu moins… Plus de monde, des tensions qui apparaissent autour de permissions données aux uns au début de garer leur véhicule maison sur la zone et sur lesquels on tend à revenir… C’est un peu dommage mais c’est aussi ça, la vie en collectif : accord, désaccord, tension, recherche de solutions…

 

En joli vélo !

Nous ne resterons pas beaucoup plus longtemps car à quelques encablures de là nous attendent pour quelques jours Isis et Clément et leur petite Yaëlle. Nous avions accueilli ces derniers lors de leur tour d’Europe à vélo quelques années auparavant et ils avaient fait étape chez nous à Saint-Agnant. Nous ne pouvions pas louper cette occasion de les revoir.

Voyageurs en herbe

Quand nous les avions connu.e.s, tu étais encore une jolie marmotte en hibernation dans le ventre de ta Maman. Quel plaisir pour toi de pouvoir enfin les rencontrer et de pouvoir jouer à bâtons rompus avec la radieuse Yaëlle. Et qu’il est doux aussi à nos oreilles d’entendre les tonalités chantantes du québécois en plein cœur de la Drôme. Rattrapage de temps perdu, discussions autour du mode de vie veggie, militantisme, découverte de la ville et baignade seront au cœur de cette courte mais belle rencontre. Nous espérons garder le contact et pouvoir se retrouver au fil des années. Belle expérience pour nos deux graines de voyageurs que de se rencontrer enfin !

Au cours de notre cheminement avant et après avoir retrouvé nos cyclo’copains, nous avons traversés de charmants petits villages comme Séguret, fait une excursion à Valreas dans l’enclave des Papes et finit sur une halte à Vaizon la Romaine, où tu as pu admirer les ruines antiques.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sur notre route, nous avons aussi salué l’imposant Mont Ventoux et les dentelles de Montmirail.

 

Pas un bruit !

Papa et toi, vous semblez avoir la nostalgie du camp des Amis de Silence. Puisque nous avons un peu de temps avant notre prochain étape à Montferrat où nous attend une séliste dont nous devons garder la maison, nous rebroussons chemin pour quelques jours.

Nous retrouvons un camp bien différent, encore plus animé et grouillant de monde. Les activités sont mises en place et le chapilopin (chapiteau) est monté. La grande cuisine collective est mise en place, des tentes sont apparues là où il n’y en avait pas, d’autres ont disparu. Nous loupons de peu May et Pascal parti.e.s dans la matinée. Dommage, mais ce ne sera que partie remise nous l’espérons.

Nous avons oublié de l’évoquer jusque là mais, dès les premiers jours, une présence, une personnalité a marqué Papa. Il s’agit d’Erick, un homme sourd et muet d’une cinquantaine d’années. Au premier abord, Erick est identique à tout le monde, c’est un homme costaud et musclé d’une cinquantaine d’années, qui fait comme chacun sa part de travail, que l’on voit passer à droite, à gauche et qui s’active grandement sur le camp. Rapidement, nous apprenons qu’Erick est sourd et muet, et Aurélien est touché par l’histoire que lui raconte, par signes et par petits mots sur papier cette personne. Ses grandes difficultés dans son enfance, ses craintes quant à sa descendance, l’évolution de sa carrière professionnelle chez France Télécom puis Orange. Erick ne parle pas, mais il a transmis à Papa plus que son histoire, il a transmis ses émotions, une part de son âme. Aurélien a ressenti ses peines et ses joies un instant. Papa a également pu participer à un cours où personne n’avait le droit à la parole, sur la Langue des Signes Françaises (LSF), qui n’est pas si difficile que ça au final, il faut juste avoir une bonne mémoire et de la patience. Erick est un très bon pédagogue qui ne s’arrête pas sur le fait qu’un de ses élèves ne comprend pas, il change de méthode, réexplique, prend des exemples, jusqu’à ce que la personne comprenne et au final, tout le monde comprend ! La LSF n’est encore que peu répandue aujourd’hui, essayons tous ensemble de la développer pour toutes les personnes qui en ont besoin aujourd’hui. Une chose est sûre : si Erick tu passes par ici et lis ces lignes, Aurélien t’exprime sa profonde gratitude pour tout ce que tu lui as transmis tant sur le plan pédagogique qu’au niveau émotionnel. Merci !

Maman a un peu mal au dos et souffre parfois de la chaleur. Même si ce n’est pas grand chose, elle fait sa part de colibri avec toi, comme ramasser les petits bois pour alimenter le feu, ranger la tente de jeux des enfants… Des petits riens qui t’occupent bien et qui te rendent heureux de te rendre utile.

Tes anciens copains.ines sont parti.e.s ? C’est dommage ! Mais tu créés très vite de nouveaux liens, tu ne cesses de nous épater !

Belle expérience que cette vie en collectif pendant presque deux semaines en pointillé, belle surprise du destin qui nous a permis de croiser ces femmes, hommes et enfants qui ont fait le choix de se réunir pour fêter et vivre ces valeurs qui nous animent. Nous ne restons pas jusqu’à la fin du camp qui dure trois semaines. Nous sommes attendu.e.s chez Dominique, la séliste de la Route des Sel. Et en chemin, une autre grande étape nous attend sur les routes de l’Amitié.

 

Des retrouvailles bien méritées

En effet, ta maman a hâte de retrouver Candide, une amie d’enfance qu’elle a connue lorsqu’elle vivait encore en Guyane. Bien qu’elles ne se soient jamais revues en vingt ans, elles ont conservé des liens épistolaires. Depuis notre départ en avril 2017, aller à la rencontre de Candide et sa famille était une étape prévue… Il nous aura presque fallu un an pour arriver à la période voulue :).

Merci Candide d’une telle patience ! Et quel plaisir de rencontrer cette jolie famille, ces deux garçons si joyeux et rieurs qui ne tarderont pas à devenir tes amis. Tu sembles plus t’entendre avec J., l’aîné, ce qui n’est pas trop étonnant. Et puis pendant quelques jours tu n’es pas tout à fait dans ton assiette, une petite indigestion te laissera un peu patraque. Les copains en profitent pour te faire découvrir le beau lac bleu derrière chez eux et les poissons que tu auras plaisir à nourrir.

Malgré le mauvais temps, quel plaisir de se promener au pied des colosses des Alpes, entre brumes et pierres, roches et cascades… Une rencontre avec un cheval que tu caresseras te laissera bien heureux ! La pluie battant son plein, pour occuper les enfants, Dan le mari de Candide, sort les grands moyens : la préparation de petits cookies à l’emporte-pièces qui remporte tous les votes, et aussi celui de nos estomacs au moment de les manger.

On profite également de ces belles retrouvailles pour en apprendre un peu plus sur l’Australie dont est originaire Dan, et sur le statut de missionnaire de l’église qu’exerce celui-ci. C’es très intéressant, nous ne savions que très peu de choses des missionnaires de l’Eglise, et encore moins que jusqu’à présent il y en avait en Europe occidentale. La beauté de la rencontre est là, même chez des amis connu.e.s, on apprend toujours, on découvre et on merveilleuse. Il suffit d’être suffisamment curieux de l’Autre et d’avoir envie d’aller vers lui. Merci Dan, Candide et les garçons pour ses beaux moments, partagé un peu de votre vie et de ce que vous faites au Camp des Cimes. Merci aussi pour nous avoir fait découvrir le barrage hydro-éléctrique de Vaujany.

Si nous avions déjà eu l’occasion d’en visiter un à Bort les Orgues, la visite de celui-ci fut bien différente. Entre culture, histoire et patrimoine, elle a su garder un côté ludique et attrayant pour les plus petits. L’exposition sur l’histoire de l’électricité, les moulins et l’exploitation de la « houille blanche » dans les Alpes au cours des siècles était très enrichissante.

Au revoir les amis, en espérant cette fois ne pas laisser filer les années avant une prochaine rencontre.

 

Rencontres à Grenoble

Les routes des Alpes nous dépaysent totalement et les chaînes de montagnes prennent une dimension tout autre. Nous entrons dans le Massif de la Chartreuse. Notre prochaine étape nous conduira sur Grenoble, où nous ferons une halte au garage cyclo participatif Un p’tit vélo dans la tête. Acte de malveillance ou inattention, quelqu’un a tordu la roue d’un de nos vélos… Merci à Nicolas pour son expertise et de nous avoir permis de la réparer. Ce fut aussi l’occasion pour toi de te former sur le tas à la mécanique par l’observation et d’apprendre à nommer toutes sortes d’outils.

Au cours d’une petite halte dans le parc voisin de l’atelier, tu as fait avec ta maman, la rencontre d’un couple de retraités dont tu as fait le bonheur. L’espace de quelques minutes, cette dame a retrouvé légèreté et sourire alors qu’elle évoquait la maladie d’Alzheimer et son dur quotidien d’aidante et sa tristesse d’avoir du confier son mari à une maison de retraite pour son bien. Petits moments instantanés fugaces, petits bonheurs, grandes tristesses, simples échanges… Des morceaux de vies que l’on nous confie sans crier gare, et pareillement nous sortons de notre timidité pour parler de nos vies d’avant et de celle que nous avons désormais choisie. Vivez, vivez pleinement tant qu’il est encore temps, nous encourage-t-elle.

Au sortir d’une visite de la cathédrale de Grenoble, nous apercevons deux cyclo-voyageurs bien chargés. Et sans qu’on s’y attende, ils viennent à notre rencontre ! Il s’agit d’un couple, Irène et Thomas, qui se prépare à un long voyage de noces à vélo à travers l’Europe. La jeune fille étant étudiante en médecine, elle prépare une thèse sur l’accès au soin des enfants dans le monde. C’est donc toi qui a attiré le regard de ces deux tourtereaux ! Nous prenons le temps de remplir le questionnaire qu’ils ont rédigés et quel drôle de hasard encore ! Nous parlons un peu de notre voyage et leur souhaitons de belles rencontres, espérant peut-être avoir de leurs nouvelles un jour. Encore une jolie rencontre fortuite.

Pas vraiment le temps ce jour-là pour une vraie grande visite de Grenoble que nous reportons à une prochaine fois et en mode cycliste !

Nous mettons le cap vers Montferrat où nous attend Dominique avant de s’envoler vers d’autres cieux et de nous confier sa maison. Belle surprise en nous promenant que d’apercevoir un joli panorama sur le Mont Blanc, voisin d’une centaine de kilomètres. Nous profiterons de ces quelques jours pour faire quelques incartades en Savoie, à Chambery, Annecy et Chamonix où nous verrons le toit de l’Europe d’un peu plus près !

Cascade aux portes de Chambéry
Annecy
Promenade sur le lac
Grotte Saint Christophe
Il court il court le petit Liam
Le Mont Blanc
Promenade à Chamonix
Rencontre du troisième type sur un balcon de Chambéry
Suivre l’éléphant gris à Chambéry
Superman super supporter !

Pendant ce temps-là (à Vera Cruz pour les fans de la Cité de la Peur), de grands changements par rapport à nos plans initiaux se profilent et redessinent la carte de nos envies… Mais ceci, petit bonhomme, sera très prochainement l’objet d’un autre chapitre !!!

À SUIVRE …

PS : Pour ceux qui sauteraient à la conclusion rapide que ce voyage s’écrirait désormais à quatre… Vous faites fausse route ! (de l’art de faire un cliffhanger et de le casser en spoilant juste après 😉

Notre petite famille reste faite de trois membres humains et d’un membre félin qui a refait sa vie avec nos supers voisins qui l’adorent autant que nous. Petite pensée pour toi tous les jours notre Juju, tu nous accompagnes dans toutes nos aventures !

1 Comment

Laisser un commentaire