Chapitre 22 : Bicycle Road Sixty-Three

Petit Robinson,

Nous avons repris la route chacun sur nos deux roues, direction le Sud ! Adieu Oggye, Miaou et les belles montagnes tout autour de Grenoble !

Au revoir Grenoble !

Nous serons encore chaleureusement accueilli.e.s par la famille de Jérôme que nous avions déjà rencontrée à l’aller. Ce sera une belle occasion pour toi de retrouver tes copains et de leur faire un petit cadeau.
Au revoir Grenoble !
Nos roues nous porteront jusqu’à Saint Egrève, à la périphérie de Grenoble, où nous ferons halte dans la famille de Roselyne, son mari et leurs charmantes grandes filles qui ont adoré prendre soin de toi durant ton séjour. Ce soir là, tu étrennes pour la première fois ta draisienne, que tu ne quitteras plus désormais. Autour d’un chaleureux repas en plein air et de discussions conviviales, nous lions connaissance avec cette sympathique famille. Nous aurons une très jolie surprise le lendemain matin. Entre une gamelle de la délicieuse de ratatouille de la veille, une plaque de chocolat et un petit coup de pouce inattendu, ils nous ont plus que gâté. Dommage de les avoir loupés au réveil et de ne pas avoir pu les remercier directement.

Amitiés en bordure d’Isère

La veille, ils nous avaient indiqué le village atypique de Fontanil-Cornillon, où ils nous conseillaient de faire une halte. Effectivement, le petit détour était bien agréable. Le village a mis en place tout une exposition sur le thème de l’écriture et des métiers d’art sur ses bords de route. Les murs des bâtiments municipaux sont également joliment ornés. Dans le petit parc de ce village, nous ferons halte. Tandis que Papa visite les lieux, tu joueras à en perdre haleine avec tes petits camarades puis délaissera tes jeux pour aller observer les boulistes. Mais ne tardons pas trop ! À quelques kilomètres de là encore nous attend Alain. Grâce à lui, nous en apprendrons plus sur le statut et le sort des livreurs Uber Eats que nous croisons si souvent dans les grandes agglomérations. Attaché à certains d’entre eux, il a décidé de les accompagner dans un projet de coopérative de livreurs à domicile sur le secteur de Voreppe et met à leur disposition une invention personnelle qui soulage leur dos au cours de ces trajets à vélos répétés. Il tient un site Internet où l’on trouve tous les renseignements concernant ce beau projet. Nous leur souhaitons « Bonne Route ! ». D’Alain et son épouse, nous garderons le souvenirs de belles discussions et d’une délicieuse crique ardéchoise. Quant à toi, nul doute qu’un petit ours habitera encore longtemps tes souvenirs. Le lendemain, Alain, cycliste chevronné et militant, nous accompagne sur une partie du chemin pour nous permettre de trouver la bonne route. Aide fort appréciable d’autant plus que le pédalier de Maman s’est mis ce matin-là à se bloquer aux moments les moins importuns ! La voilà contrainte de ne pas descendre en dessous de la seconde vitesse, même dans les montées ! Pas évident ! Merci Alain pour ton coup de pouce en mécanique et nous avoir conduit aux portes de la Véloroute 63 qui borde l’Isère. Qu’il est agréable de rouler tranquillement en voie propre, le long de l’eau avec une jolie vue sur les massifs montagneux et quelques cascades. Nous avalons les kilomètres jusqu’à Vinay, où nous ferons une longue pause au Grand Séchoir, le musée de la Noix de Grenoble. Entre les différents types de noix exposées, les modèles réduits de tracteurs et de chaines de ramassage, les cabanes à histoire et les vieux outils, tu ne sais plus où donner de la tête. Cet éco-musée t’aura beaucoup plu, d’autant plus qu’avec Papa, tu as dégusté plusieurs spécialités à base de noix dans le hall d’entrée. Les noyers, toujours, seront notre salut quand dans l’après-midi le soleil implacable nous empêchera de rouler. Qu’il est agréable de se mettre à l’ombre de ces arbres quand la V63 quitte les bords d’Isère pour se plonger dans les vergers. Nous la suivrons à la fin de la journée jusqu’à Saint Marcellin, que beaucoup connaissent pour son fromage. Là-bas, nous ferons la rencontre de Romain, Nina et leur tout jeune bébé Y. Ces jeunes hôtes Warmshowers connaissent bien la Charente Maritime pour y avoir vécu quelques temps en itinérance et travailler avec des personnes que nous connaissons aussi : les gérants du resto L’Île Ô Papilles sur l’Ile d’Oléron, que nous avions rencontrés par le biais de l’association Zero Waste Pays Rochefortais dont nous faisons partie. Drôle de hasard que ces rencontres de personnes liées de part en part de la France ! Grâce à ce sympathique couple, nous apprenons l’existence d’un bateau à aube à La Sône, non loin de là. Nous ferons une halte pour la pause méridienne dans ce village. Sur les bords d’Isère, tu étrenneras à nouveau ta draisienne quand d’un seul coup surgira sous tes yeux ce bateau qui semble tout droit sorti des écrits de Mark Twain. Tu prends un plaisir non dissimulé à saluer les passagers du bateau à aube, qui te font signe en retour !

Retrouvailles

Ce soir-là, après quelques côtes bien pentues et en nous éloignant un peu des bords de l’Isère, nous arrivons à Saint-Lattier. Si ce village était pourtant bel et bien une étape intermédiaire inscrite sur notre itinéraire primitif, c’est pour une toute autre raison que nous nous y rendons aujourd’hui. Souviens-toi ! Cet été, nous avions fait un séjour en deux temps sur le lieu de la rencontre annuelle des Amis de S!lence, lecteurs de cette revue écolo-militante que nous avaient fait découvrir avec bonheur nos amis royannais Louis et Jeanine il y a quelques années. Au cours de ce séjour, nous avons ouvert grands les yeux, les oreilles, les narines (chatouillées par la douce odeur de genévriers cades dont les essences chauffées par le soleil donnait au lieu une atmosphère olfactive si particulière) mais surtout nos cœurs. Là-bas, plusieurs personnes nous ont touché.e.s par leur gentillesse, leurs parcours atypiques, leur personnalités… Et il y a ceux avec qui nous nous sommes lié.e.s d’amitié et à qui nous avions promis de les retrouver si notre parcours devait nous conduire près de chez eux. May et Pascal et leurs deux garçons sont de ceux-ci. Lorsqu’ils nous avaient parlé de leur habitat collectif au coeur d’un moulin qu’ils rénovent depuis plusieurs années avec les autres co-habitants, cela a d’autant plus aiguisé notre curiosité. C’est peut-être le hasard ou peut-être autre chose qui nous a conduit à lier un lien particulier avec cette famille. Nous sommes arrivé.e.s quasiment au même moment au début du camp S!lence, en cette période où nous étions encore très peu nombreux et où il était facile de prendre le temps de connaître les différents individus présents. Quelque chose aussi nous avait frappé : la vivacité d’esprit et l’éveil de leur deux garçons (dont un de ton âge), tout deux à l’école de la liberté. Si les parents ont été ou sont toujours enseignants, ils ont fait le choix, comme nous prévoyons de le faire ensemble, d’accompagner leurs enfants sur les chemins de l’apprentissage et de la découverte en pratiquant l’instruction en famille. Des personnes si douces, posées, vraies, atypiques mais tellement simples et ouvertes que même si le temps passé ensemble fut relativement court, ils tiennent une place particulière dans nos cœurs parmi les gens rencontrés au cours de ce voyage. Grâce à eux, nous avons pu rencontrer rapidement au cours d’un repas partagé les autres habitants de l’écolieu. Le lendemain matin, Pascal nous fait visiter les ruines de l’ancien moulin sur lesquelles sont bâties les habitations. Dire que les mécanismes et la grande roue sont gigantesques et impressionnants serait un euphémisme. On se sent tout petit dans ce lieu ! Malgré les ravages du temps et la poussière, on imaginerait presque toute l’activité dont fourmillait cet endroit et la vie de ses travailleurs. Pascal, merci pour cette visite et pour nous avoir transmis toute l’énergie et le cœur que vous mettez à l’ouvrage depuis des années pour réhabiliter ce lieu magnifique. Si les quelques photos prises ne rendront pas suffisamment hommage au moulin de Saint-Lattier, ce dernier marquera encore longtemps ta mémoire naissante. Courtes retrouvailles avant de retourner suivre le fil de l’eau jusqu’à Romans-sur-Isère où nous passerons quelques jours afin de profiter des journées du patrimoine. Drôle de hasard toujours, les deux familles qui nous y accueilleront par Warmshowers sont des amis de May et Pascal !

Rencontres à Romans

Malgré les kilomètres, cela nous donne l’impression de rester dans une grande famille élargie où nous transmettons le bonjour de la part des uns aux autres ! Première soirée chez Aurélie, Julien et leurs enfants qui nous accueillent avec beaucoup de gentillesse. Nous étions probablement tous fourbu.e.s de fatigue ce soir-là et en d’autres occasions, nous aurions aimé prendre plus le temps de les connaitre. Julien nous parle de son métier de créateur de jeux de sociétés et des coulisses de celui-ci. Grâce à lui et aux explications des enfants, nous en apprenons rapidement le synopsis et quelques règles. Des jeux coopératifs, surprenants, pleins d’imagination ! Lorsque nous serons posé.e.s pour quelques temps, il serait bon peut-être que nous te les fassions découvrir. Lors de notre séjour, nous avons découvert Check ! Et Dream On !, mais ce ne sont probablement pas les seuls jeux à son actif. Maman est aussi à l’écoute quand il lui parle de son expérience en auto-édition. La famille ayant fait un long voyage à travers l’Europe avec les deux aînés avant la naissance de leur benjamine, Julien racontait tous les soirs une histoire de fantasy à ses deux fils. Au fil du temps, cette histoire a pris corps et est devenue roman.
Les jeux sont faits.
Cela parle particulièrement à ta maman qui te raconte souvent des histoires, en écrit certaines qu’elle illustre elle-même à ses rares heures perdues. Si pendant longtemps elle a rangé sa plume (après les années de fac), écrire pour toi (et les autres lecteurs de notre blog) a ravivé son envie de conter, raconter, transmettre, faire rêver, découvrir et voyager… Qui sait, ton aventure cyclopédique prendra-t-elle vie au-delà de ces pages web un jour pour devenir un livre… Ou toutes les histoires d’un soir, fabulettes, contes et carabistouilles se retrouveront pour former un drôle d’ouvrage. En tout cas, une chose reste certaine : tu en seras l’un des premiers lecteurs/auditeurs… Affaire à suivre ! Comme nous l’avons dit plus haut, ce sont deux familles d’amis de May et Pascal qui nous ont reçu.e.s au cours de cette courte pause patrimoniale. Merci à Carine, son mari Nicolas et leurs enfants de nous avoir accueilli bien qu’ils fussent fort occupé.e.s par les travaux de leur maison. Grâce à eux nous avons découvert une technique plutôt bien pensée pour réduire la luminosité et la chaleur de certaines pièces. Les enfants, à l’instar de ceux de Pascal et May et tant d’autres rencontrés au cours de notre voyage sont instruits en famille. Et leur salle de jeux/travail/activités/repos sera ton havre de paix le temps d’une sieste et d’une nuit. Nicolas nous en apprendra beaucoup sur son travail à la SNCF et le vécu de l’intérieur des agents de celle-ci en cas d’accident humain (volontaires ou non) et divers dégâts qui conduisent à l’arrêt de circulation des trains. Ce n’est pas un boulot facile, nous l’imaginons bien, et nous lui souhaitons bien du courage et de la volonté dans ce métier qu’il a choisi. La famille nous fait découvrir la marque drômoise 1083. Celle-ci créé des vêtements et chaussures fabriqués en France et son usine est basée à Romans-sur-Isère. Le nom de l’entreprise correspond à la distance maximum entre les deux grandes villes françaises les plus éloignées l’une de l’autre : Menton et Brest. Gérant d’un magasin de mode équitable qui existe toujours à côté des locaux de 1083, MODETIC, le créateur, Thomas, était déçu de ne pas pouvoir proposer du local sur certains produits comme les jeans et les chaussures sneakers. Et de ce constat est née une grande aventure qui continue fièrement aujourd’hui et qui a notamment pris son essor grâce aux financements participatifs et aux soutiens de la presse et des entreprises locales. Nous laissons le soin à nos lecteurs de découvrir cette toute jeune entreprise si, comme nous jusqu’alors, ils n’en avaient jamais entendu parler. Weekend oblige, les portes de 1083 étaient désespérément closes. Dommage, nous aurions bien aimé rencontrer ces créateurs d’initiatives locales positives. Un jour peut-être prendrons-nous le temps de les contacter pour en savoir beaucoup plus et leur consacrer un article en bonne et due forme. À Romans-sur-Isère nous ferons principalement la visite des différents musées tels que celui de la Chaussure. Ce dernier ne nous laissera pas un souvenir impérissable, si ce n’est que ta fangirl de Maman a pu approché les chaussures de Léonardo Di Caprio et Kate Winslet dans Titanic, les amis des années lycée comprendront son « émotion »… Bon, sérieusement, à part ça, on s’y est beaucoup ennuyé et c’est bien dommage. Ce musée est plus une collection qu’un lieu de transmission de savoir et d’histoire, absolument pas pédagogique… Pourtant « bons clients » pour les musées en tout genre, même les plus atypiques, celui-ci nous a laissé sur notre faim… Tentons alors celui de la Pogne sur la rive voisine à Bourg-de-Péage ! Il s’agit en fait de l’arrière-boutique de l’entreprise Pascalis qui commercialise la fameuse Pogne et les Saint-Genix dont sont si fiers les Romanais. Entre décor à l’ancienne et projection sur l’histoire de l’entreprise et le savoir-faire transmis de génération en génération, ce « petit musée » sans prétention nous a bien plus conquis. Gageons que la dégustation de pognes fraîches à la sortie n’y était pas pour rien… Et tu as tellement aimé, que forcément nous en avons acheté une.
Une grosse pogne
Elle constituera notre goûter, que nous avalerons tranquillement en flânant dans les ruelles de la ville où nous apercevrons un luthier en plein travail. Nous nous arrêterons à la collégiale que nous prendrons le temps de visiter de haut en bas, même Maman et toi malgré son vertige. Entre les couloirs étroits qui serpentent au plus près des vitraux, la vue impressionnante sur la nef et les escaliers d’un autre âge, cette visite fut le point d’orgue de notre journée.
D’orgue, il fut d’ailleurs question peu après puisqu’un concert était organisé en ce même lieu. Le choix de morceaux plutôt modernes et dysharmoniques ne nous invitera guère à y rester trop longtemps, contrairement à notre habitude !

Une étonnante rencontre

Nous nous attardons dans les parcs de jeux de la ville. Là-bas, c’est l’histoire d’un papa venu nous aborder à propos de nos vélos qui nous touchera particulièrement. Cet homme ayant remarqué nos montures peu communes ou, disons-le franchement, leur chargement inhabituel (Attention convoi exceptionnel), il souhaitait nous poser quelques questions techniques sur les remorques pour enfants. Autant que possible et avec notre connaissance réduite des différents modèles existants et du budget que cela représente, nous essayons de lui répondre avec notre franchise et notre cœur. Si notre attirail l’intéresse, c’est que le pauvre homme, déjà papa de deux jeunes enfants, se retrouve père célibataire avec désormais non plus deux petites mais cinq enfants, la maman n’ayant pas survécu à la naissance des triplés… Il nous fait peine ce Monsieur, qui se débat vaille que vaille pour élever ses enfants et qui, selon ses dires, n’est plus qu’une ombre et ne dort plus depuis la mort de son épouse. Bien entouré par la famille certes, mais nous comprenons sa douleur et ses difficultés. Si garder une patience d’ange avec toi n’est pas toujours facile selon ta sensibilité et tes périodes d’agitation, tes petites manies mignonnes et l’impatience qui caractérise les enfants de deux ans… Tout cela à côté de ce que vit ce pauvre homme est si peu difficile. Nous sommes heureux d’être tes parents et d’avoir la chance de pouvoir te voir grandir et de pouvoir profiter de ces précieux, si précieux et éphémères moments. Cette rencontre nous rappelle à quel point nous devons nous estimer chanceux d’être vivants, en bonne santé, heureux et ensemble. Malgré sa profonde tristesse, cet homme nous confie que ses enfants sont sa lumière, ce qui le rattache à la vie encore aujourd’hui… Nous ne connaissons malheureusement pas son nom, tout juste son histoire. S’il nous a abordé, c’est qu’aujourd’hui pour chaque sortie il doit transporter seul : deux des triplés en poussette, le dernier en porte-bébé, une petite à la main, une draisienne et des jouets dans l’autre (en poussant la poussette, précisons-le) et en laissant la plus grande qui ne doit pas avoir plus de quatre ans se gérer en autonomie. La « Chariotte » lui semble être la solution miracle pour transporter toute sa petite troupe avec moins d’effort. Nous ne lui avons pas trop conseillé l’option Remorque + Follow Me + enfant en vélo tout seul car franchement les petits bouts sont vraiment trop jeunes… Un quadriporteur aurait certainement était plus avantageux vu la situation familiale, mais le budget n’est pas du tout le même… En écrivant ces lignes avec beaucoup de retard, nous pouvons dire que nous avons souvent repensé à ce Monsieur à qui nous souhaitons tout le courage, l’amour et la patience possible en souhaitant le meilleur à cette petite famille et en espérant que la solidarité familiale et locale lui permettra de faire face à cette épreuve difficile.

Arrivée à Valence

À Pont de l’Isère, Terminus de la Véloroute 63 ! Nous empruntons désormais la Via Rhôna en direction du Sud, cap vers Valence où nous passerons les prochaines semaines ! Nomador marche décidément très bien et nous voilà gardien.ne.s d’une jolie minette du nom de Lili. Sandrine, sa colocataire, s’en va prendre quelques vacances bien méritées et nous laisse les clés de son appartement. Valence à la croisée de nos chemins toujours ! Nous y avions fait étape déjà lorsque nous avions dû remonter dans nos familles dans le Nord et la ville avait été le lieu de travail de Papa lorsque nous étions posés en Ardèche. En d’autres occasions, nous y étions revenus avec Ulysse mais à vélo dans le coeur de ville pour assister au Tour de France. Et enfin nous y revoilà en tant qu’habitants temporaires. Papa ne chômera pas durant cette « pause ». À peine les vélos au garage que le téléphone sonne sans arrêt. Dire que les agences d’intérim apprécient son profil atypique est en dessous de la réalité. Pendant ce temps-là, entre recherches d’activités collectives, sorties aux parc, lectures et instruction en famille, Maman et toi ne vous ennuyez pas non plus. Maman, grâce aux bons conseils d’Isis, découvre le monde des activités free-lance sur internet (transcriptions, traductions et autres crowdsourcing qui rajoutent un peu de margarine bio dans les épinards) quand tu sommeilles. Elle a commencé également à donner vie à un blog sur l’instruction en famille, en particulier en voyage. Mais ceci, petit Robinson, est une autre histoire (enfin, un autre site web !). Bref, autant dire que ces quelques semaines valentinoises sont trop vites passées. À l’occasion d’un autre article, nous prendrons le temps de raconter nos déboires avec La Poste et ses services de Poste Restante aussi aléatoires que chaotiques selon l’endroit où l’on se trouve en France. Tes grands-parents en firent malheureusement les frais durant cette période. C’est déjà l’heure de repartir et ton maniaque du ménage de Papa nous congédie au parc. Patatras, tu t’égratignes bien le visage en te plongeant à corps perdu dans tes jeux d’enfants. Tu en es quitte pour quelques vilaines croûtes et une petite marque sur le museau les jours suivants mais rien de bien méchant, si ce n’est que le cœur de ta Maman s’emballe toujours trop vite quand tu te blesses. Mais ça, même quand tu seras grand, ça ne changera pas. Ta Maman t’aime très fort et ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour toi, parfois un peu trop alors que tu as besoin de prendre plus de risques « calculés » pour apprendre… Mais bon, c’est ça aussi une Maman ! Les bobos soignés, les cœurs pansés, les estomacs bien remplis et quelques dernières caresses à la douce Lili et nous voilà sur les chemins repartis !
À l’assaut !

3 Comments

  1. Bonjour à vous trois, quel plaisir de vous revoir, je pensais bien à vous et m’imaginais votre route. Le petit bébé a bien grandi et maintenant L. est un beau petit garçon, heureux de vivre. Merci pour les textes et images des rencontres que vous faites, ma pensée vous accompagne sur le chemin. Au plaisir de vous revoir. J’avais eu l’idée de vous proposer de venir à notre rencontre, dans le cadre du lycée. Si vous pensez que cela est possible un jour, ce serait avec plaisir. Très bonne route.

    • Bonjour Martine !
      Nous aussi pensons à vous souvent. Nous ne sommes plus en voyage pour le moment mais posés en Charente Maritime pour se reposer un bon moment avant de mûrir la continuité de notre projet (cela sera expliqué dans la conclusion, un article qui sera publié après le dernier article ou chapitre 23). Nous sommes bien sûr d’accord pour venir à votre rencontre, nous n’avions malheureusement pas pris le temps de répondre à votre précédent message. Cela ne se fera pas tout de suite, mais forcément nous reviendrons dans le Nord dans les deux à trois prochaines années, que ce soit pour un séjour dans la famille ou pour la poursuite du voyage (peut-être plus tard encore). Au plaisir de se revoir un jour ! Les Cookies 🙂

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