Chapitre 10 : Couches et culottés en Corrèze

Découvrons ensemble la Corrèze

Notre petit trognon de pomme, nous voilà désormais en Corrèze.

Adieu Haute-Vienne et Dordogne, nous roulons jusqu’à Ségur le Château, où nous garons nos vélos devant l’office de Tourisme. Ce nom est sans doute familier pour beaucoup de nos lecteurs, notamment au travers de l’auteure des Malheurs de Sophie, la Comtesse de Ségur. Cette dernière a un rapport plus qu’éloigné avec le village puisqu’elle a épousé un des descendants de la famille de Ségur, dont l’une des nombreuses branches ascendantes avait pris possession du château. Ton papa tombe totalement sous le charme de ce joli petit village dès les premiers instants. Il est vrai que ses maisons médiévales, son château en ruines à flan d’éperon rocheux, son champs de foire près de la rivière et sa quiétude sont autant d’attraits qui donnent un charme caractéristique à ce lieu. Dans une autre vie, nous nous verrions bien nous installer par ici. Quelques photos ci-dessous, ne rendront jamais suffisamment hommage à la beauté du lieu.

Une maison à colombage
Vue depuis le bord de l’Auvézère
Une ancienne maison
Le moulin à eau, à énergie positive !
Ségur et son château en ruines

Rencontre inattendue

Ce jour-là, nous étions partis sans avoir trouver d’hébergement au préalable. À défaut de mieux, nous aurions campé sous la tente. Après avoir poser quelques questions à la préposée de l’office de tourisme et râlé que le château de Ségur ne soit malheureusement pas visitable, ton papa décida de se poser quelques temps avec nous auprès de la rivière pour une pause repas. Quelques instants après, il retourne en direction de nos vélos. Un homme, descendu de voiture quelques minutes avant, s’arrête devant ces derniers et les observe. Il faut dire qu’il y a quelques jours nous avons rajouté un nouvel élément à notre équipement.

Avec un bout de carton et quelques feutres nous avons bricolé une affiche où est inscrit « On ira dormir chez vous » ainsi que nos coordonnées. Depuis son installation, elle ne laisse pas indifférent les promeneurs. Elle provoque tantôt le sourire, tantôt l’indignation de « braves gens » du genre qui n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux. Et parfois encore, elle atteint son objectif : susciter la curiosité et amorcer le dialogue, permettre la rencontre, peut-être même trouver un lieu où dormir ou découvrir des projets dignes de notre intérêt.

Ce brave Monsieur, donc, arrêté devant nos véhicules, entame la discussion avec ton papa. Il lui explique qu’il est le maire de Ségur et qu’il nous trouve bien courageux de tenter une telle aventure. Dans sa jeunesse, il a, lui aussi, beaucoup voyagé. Il demande comment nous allons dormir ce soir, et ton papa répond que d’habitude nous dormons chez l’habitant mais que là, nous n’avons pas encore trouvé et que nous pouvons camper sur un terrain avec la tente. Et le maire de répliquer, que la météo annonce des intempéries pour la nuit, et qu’avec un temps pareil, il nous assure que ce soir nous dormirons sous un toit !

L’école est finie

En fin de journée, après avoir bien visité la ville, nous retrouvons M. le Maire, qui n’a pas failli à sa parole et s’est décarcassé pour nous. C’est dans un logement vacant en cours de rénovation situé dans l’ancienne école du village que nous passerons les prochaines nuits. En effet, M. le Maire nous propose de rester autant de temps que nécessaire pour découvrir son village et ses alentours. Nous aurons plaisir à discuter avec lui pendant quelques minutes jusqu’à ce que ses obligations ne le rattrapent. Il aura la gentillesse de nous offrir et de nous signer des ouvrages sur le patrimoine de Ségur-le-Chateau. Nous parlons voyage aussi, ce dernier ayant pas mal bourlinguer à travers le monde, notamment en Guyane et dans le Sahara ! Merci encore M. Pierre Louis Puygrenier pour votre bienveillance et votre disponibilité.

L’ancienne école, dans laquelle nous avons dormi

Marche nocturne

La nuit tombée, pour t’aider à trouver le sommeil, nous avons fait une petite promenade dans le village. M. le Maire nous avait annoncé qu’un groupe de marcheurs parcourait la bourgade ce soir dans le cadre d’une balade gourmande nocturne de 15 km. Nous nous attendions donc à les croiser. Ce que nous n’imaginions pas, c’est qu’ils seraient au moins deux cents, soit presque autant que la population du village en morte saison. Quelle agitation soudaine dans ce coin si tranquille ! Ici visiblement les groupes de marche ne connaissent pas la crise, et c’est tant mieux ! Les âges des participants étaient très variés, on a vu de très jeunes enfants comme des personnes assez âgées. L’important n’étant pas l’effort mais le chemin parcouru dans la joie et la bonne humeur. Surtout que le chemin, à Ségur, ça grimpe dur !

Let us take you down, ’cause we’re going to Raspberry fields

Nous nous rendons le lendemain, déchargés de nos bagages, à Concèze. Tout au long de notre route vers Ségur, nous avions aperçu des affiches nous informant d’une fête de la framboise qui s’y tiendrait le lendemain. Intrigués, nous décidons donc d’y aller, même si cela n’était pas sur notre chemin initial. Belle surprise !

Nous y découvrirons nombres d’animations autour de ce fruit juteux et quelques producteurs locaux. Mais nous en retenons surtout la fameuse tarte géante, qui mesure environ trois mètres et qui compte pas moins de 17000 framboises. Les bénévoles sont bien occupés pour la préparation de celle-ci et l’organisation de l’événement. Nous leur posons quelques questions sur le fameux record. Nous découvrirons dans le village une étonnante exposition de mini-sculptures en bois représentant des vieux métiers.

Quelques modèles réduits étaient exposés
La tarte à la framboise !

Une des animations nous aura un peu mis mal à l’aise : en effet, dans l’église avait lieu une exposition d’oiseaux exotiques en cage. Nous souhaitions voir l’église donc nous sommes quand même entrés. Dans un étrange décor de forêt tropicale reconstituée, agrémenté de vapeurs artificielles, quelques canaris, perruches et oiseaux exotiques étaient rassemblés là dans des cages tantôt démesurées, tantôt minuscules.

Les pauvres bêtes semblaient pour beaucoup en bien tristes états et ne bougeaient ni ne s’exprimaient. Nous étions bien tristes de te montrer un tel spectacle et nous sommes retenus, bien contre nous, d’ouvrir les cages des oiseaux. Un panonceau indiquait à la fin de l’exposition que ces animaux vivaient bien plus longtemps en captivité que dans leur milieu naturel. Comme si cela justifiait de les emprisonner ! Encore une fois, on préfère penser en terme de quantité que de qualité de vie, et satisfaire au plaisir de l’humain sans se préoccuper des conséquences sur ces êtres vivants.

Nous avions beaucoup de peine. Et ta maman a quitté l’église avant nous, ne supportant plus ce triste spectacle. Certains de nos lecteurs ne comprendront peut être pas et jugerons qu’il s’agit de sensiblerie. Nous lui préférons le terme d’empathie. Voir souffrir ces êtres innocents pour un plaisir futile nous a profondément affecté.

Pour ne pas quitter les festivités sur une note qui nous déprime, nous irons voir les groupes de danseurs folkloriques, ce qui aura le don de te ravir.

Sur la route du retour, nous achetons quelques légumes à un paysan qui nous confie être l’un des initiateurs de la fête de la framboise, il y a de cela une vingtaine d’années. Quelque temps plus tard, il a quitté le navire car cela ne correspondait plus du tout à l’esprit originel. Aucune framboise de la tarte n’est locale ni cultivée de façon traditionnelle, tout pousse en hors-sol bien loin de là. Selon lui, comme cela attire le touriste, la fête perdure pour les touristes et le folklore mais c’est surtout devenu une opération de com’. Dommage !

À deux ou quatre roues ?

Nous retournons sur Ségur. Sur la place du Champs de Foire se déroule une animation. En effet, nous avons eu la bonne surprise d’arriver durant « Des Chevaux sous le capot », un rallye/exposition de belles voitures de collection. Voici quelques photos de ce que nous avons pu voir.

De belles voitures

Nous aurions voulu emprunter la De Lorean pour remonter le temps, mais il lui manquait quelques options.

Back to the Future IV ?

Notre petite école est, le temps du repas, devenu le QG des propriétaires de ces belles voitures. En effet, un repas festif eu lieu dans la salle des fêtes juste en dessous de nos quartiers. Ce fut l’occasion de parler un peu de notre voyage avec les personnes présentes.

A la fin de la journée, pendant que Papa aide l’équipe municipale à ranger la salle des fêtes et la cuisine communale, nous descendons ensemble pour aller à la rencontre de Mme PLAIZE. Cette sculptrice tient un atelier dans la commune non loin de l’école. Quelques unes de ces sculptures, qu’elle a appelé les Plaizantins, sont éparpillés dans certains parties de la commune.

À l’aventure

Le lendemain, nous quittons tranquillement Ségur. Le temps est déjà un peu chaud, ce qui nous embête. Nous mettons le cap vers Arnac Pompadour. Nos demandes de Couchsurfing et autres réseaux étant restées sans réponse au moment de notre départ, nous ne sommes pas sûrs de l’endroit où nous dormirons au soir.

Mais comme d’habitude, nous avons toujours avec nous tout le matériel de camping au cas où, ainsi qu’une liste des lieux de campings ou hébergements payants en cas de très mauvais temps. Cela ne nous enchante guère car si nous voyageons c’est aussi pour aller à la rencontre des gens. Et nos quelques expériences au cours de ce voyage en formule chambre d’hôte ou Airbnb nous ont bien démontré que le rapport avec nos hôtes est totalement différent et le plus souvent distant lorsque la relation est monnayée. Même s’il y a parfois de belles surprises aussi !

Nous étions donc en route vers Arnac Pompadour quand le ciel s’assombrit soudain et devint menaçant. Nous nous sommes rapidement mis à l’abri sous le garage d’une maison dont les propriétaires étaient visiblement absents (en tout cas ils ne nous ont pas répondu). Un gros orage passa. Une fois que nous l’avons pu, nous avons repris la route. Incertains de réussir à atteindre Arnac-Pompadour avant une prochaine ondée, nous nous sommes résolus à faire du porte-à-porte. Les maisons étaient assez rares et étaient entrecoupées de kilomètres de verger (visiblement traités à outrance, nous ne nous amuserons donc pas à glaner les pommes tombées au sol).

Et là… surprise… et bien non ! Les gens, dans leur grande majorité, ont préféré laisser un couple avec un bébé sur le pas de leur porte malgré le temps qui était à l’orage. Nous étions bien dépités ! Seule une personne bien aimable qui n’avait pas de place chez elle nous aurait bien accueilli dans sa grange. Mais cela nous a paru un peu compliqué et pas forcément adapté pour toi. Cette brave dame était tellement gentille, que quand elle nous croisera plus loin en voiture, elle nous donnera l’adresse d’une maison paroissiale où nous pourrions tenter notre chance.

Presque arrivés à Arnac Pompadour, nous nous sommes dit que finalement nous irions en premier lieu à l’office de tourisme et la mairie et que nous aviserions par la suite. Et là, un sms providentiel arriva !

स्वागत पोम्पाडोर !

C’est Amit, un Couchsurfeur, qui répond positivement à notre demande. Au travail en ce moment, il nous invite à nous rendre devant son entreprise pour qu’il puisse nous accompagner chez lui ! Que demander de plus ! Nous commencions à avoir une baisse de moral et l’univers nous regonfle à bloc !

Amit est indien et effectue un stage en tant qu’ingénieur dans un grand groupe d’électronique. Il vit juste à côté de son entreprise, dans une colocation avec Mohamed et Maxence, eux aussi en stage.

Nous aurons le plaisir de faire leur rencontre à la fin de la journée. Amit est bien désolé car il doit retourner en stage. Après nous avoir confortablement installé et dit de faire comme chez nous, y compris pour le frigo, il prend congé. Encore une belle preuve de confiance ! Nous profiterons de l’après-midi pour nous reposer car le temps était vraiment maussade.

Nous rencontrons donc Maxence et Mohamed. Le premier est breton, l’autre marocain ! C’est sous le signe de la multiculturalité que nous passerons donc avec plaisir les deux jours à venir. Nous avons pu tour à tour discuté avec chacun, quand ces derniers ne t’enlevaient pas pour jouer avec eux.

Il faut dire que tu les a charmé, et en particulier Amit, qui aime beaucoup les enfants ! Ton mot préféré durant ces deux jours fut BAM ! BAM ! Tu le répètes à loisir, tantôt juste pour t’exprimer, tantôt pour dire boum ou désigner ton jeu d’encastrement. Cela les a bien fait rire ! Il est sûr qu’Amit se souviendra longtemps de tes BAM ! Qui sait, le reverrons-nous peut-être un jour quand tu seras plus grand !

Nous avons aussi rencontré Sarania (on ne sais pas exactement comment s’écrit son prénom), travailleuse indienne qui venait passer un peu de temps chez eux pour discuter et apprendre le français.

La deuxième journée, nous avons pris le temps de découvrir la ville. Si nous avons fait l’impasse sur le côté « ville de la cavalerie », nous nous sommes intéressés au patrimoine médiéval et aux fresques monumentales de la chapelle Saint Blaise.

Le château d’Arnac Pompadour
L’entrée du château
L’intérieur de la chapelle Saint Blaise

Ces deux jours aux côtés des garçons nous ont fait du bien et nous ont rechargé en énergie après cette vilaine pluie. Nous n’oublierons pas leur sympathie et la jovialité d’Amit. Tu n’oubliera pas non plus, on le pense, les rythmes endiablés de musiques indiennes et marocaines sur lesquelles tu t’es mis à danser… Tu nous surprends chaque jour un peu plus par tes expressions, tes « mots », tes tentatives pour marcher et tes acrobaties !

Merci les amis !

En route !

Nous quittons la colocation pour prendre la route d’Uzerche. Une route annoncée par le GPS comme une descente relative. Ce ne sera pas vraiment le cas, et la cruralgie de ta maman a eu le don de bien se réveiller ce jour-là !

C’est donc bien fourbus que nous arriverons à Saint Ybard où nous ferons la pause de midi. Jolie commune dont nous ne savions rien et dont nous sommes tombés sous le charme. Entre son petit étang, son château en ruine, ses sentiers de promenades bien agréables, la place de l’église et de la mairie… Plein de petites choses nous ont rendu la pause bien réconfortante.

Un panorama exceptionnel !
Le plan d’eau
Les ruines du château de Saint Ybard

Avec un peu plus d’entrain, nous avons donc continué notre périple jusqu’à Uzerche. À l’approche de cette dernière, le panorama devient vraiment magnifique et montagneux.

Uzerche, la perle de la Corrèze

Nous nous laissons descendre doucement jusqu’au centre-ville et ton papa, comme à Ségur, se répand en admiration devant tout les monuments et le vieux patrimoine que nous voyons en chemin.

C’est vrai qu’Uzerche est magnifique, et nous ne nous attendions pas à arriver dans une aussi grande ville après la succession de petits villages et de pâturages que nous avions rencontrés. Mais nous prendrons le temps de la visiter un peu plus tard car Maman est très fatiguée.

Nous avions vu au préalable qu’il y avait un café associatif, la Petite fabrique de Solidarité, qui devait se trouver en centre-ville. Ton papa se met donc à sa recherche avec toi pendant que Maman souffle un peu. Sur place, vous ferez la rencontre d’Elise et d’Anne Sophie. La première est salariée du café et la seconde vient y animer un atelier sur la préparation de crèmes hydratantes maison. Ton papa leur raconte notre belle aventure.

Nous ne savons pas ce qui aura déclenché cet élan de sympathie et de générosité mais Anne Sophie nous propose de venir chez elle. De plus, elle part quelques jours en famille et nous laisse les clés de son appartement le temps que l’on voudra. Nous parlions de reliance dans le précédent article. Encore un bel exemple d’ouverture d’esprit et de confiance en l’autre ! Nous aurions aimé avoir plus de temps pour la connaître car Anne Sophie est vraiment très gentille et sympathique. Elle t’offrira une très beau conte sur la différence et l’acceptation de soi, celle de l’Arbre à miel et du galet à eau, qui lui tient beaucoup à cœur et qui a tout une histoire et une résonance qui lui est chère. Un cadeau du fond du cœur qui nous touche beaucoup et qui nous accompagnera dans nos aventures.

Nous sommes bien désolés de lui avoir joué un mauvais tour malgré nous le premier soir. Épuisés, nous nous sommes endormis tôt. Nous ne l’avons pas entendu rentrer et taper à la porte. Comme nous avions les clés, elle ne pouvait pas ouvrir. Il nous a fallu de très longues minutes pour émerger des bras de Morphée et nous en sommes plus que confus. Mais, dans sa bienveillance, elle ne nous en a pas tenu rigueur bien longtemps. Nous espérons te revoir un jour, Anne So, sur les routes ou ailleurs. En te souhaitant de trouver la voie que tu recherches. Grâce à toi, nous pourrons prendre le temps de connaître, vivre et ressentir Uzerche au lieu d’être simplement de passage. Ce qui aurait été bien dommage tant la ville est belle. En plus, nous ne sommes pas arrivés à un moment quelquonque.

Nous avons débarqués ici le 12 au soir, alors que les journées du 13 et 14 étaient très riches en festivités. Nous ne manquerons donc pas d’aller participer à toutes les animations sur les arts forains qui auront lieu aujourd’hui. Nous prendrons le temps, mon petit clown, de te raconter Uzerche plus en détail dans un prochain article.

Nus et culottés

Depuis deux semaines, nos joyeux drilles voyageurs sont de nouveaux présents sur les ondes de France 5. Après un épisode sur les Caraïbes à la recherche de pirates, cette semaine ils partent à Ibiza construire un château de sable. Nous avons toujours autant de plaisir à regarder leurs aventures et à voir que les rencontres qu’ils font sont souvent extraordinaires. Cela nous met du baume au cœur, nous donne toujours plus envie de voyager aussi lorsqu’on voit la beauté des paysages dans lesquels ils évoluent.

Mais désormais, ces épisodes ont aussi une saveur toute particulière pour nous. Nous ne sommes plus simples spectateurs, mais confrères voyageurs-vagabonds, nous aussi à la recherche de la rencontre vraie et avec nos projets d’un monde meilleur un peu utopique. Nous n’en ressentons pas tant une forme de fierté. Plutôt une forme d’empathie et de compréhension un peu étrange. Nous ne sommes pas dans leur pas, notre aventure est différente. Mais nous ressentons avec grande joie ce bonheur simple qu’est de rencontrer l’Autre, de pouvoir éprouver la confiance véritable, d’admirer la beauté dans ce qu’elle a de plus simple, de voir la nature évoluer au fil des départements et des saisons. Cela peut paraître bien niais à certains, mais ce sentiment nous donne des ailes et nous donne chaque jour un peu plus l’envie de prolonger l’aventure. Nous étions un peu tristes du manque de spontanéité de notre voyage à ses débuts, nous avons été servis cette semaine !

Sur ces quelques phrases nous suspendons le temps, histoire d’aller profiter des festivités pour mieux te les conter.

Prochainement, Liam, nous ferons route vers Tulle où nous nous arrêterons pour une longue pause. S’arrêter pour repartir de plus belle ! À très vite !

2 Comments

  1. Je viens de « remonter » tout votre voyage… Quel régal de vous lire, de partager ces belles images et surtout de voir pousser le « Champignon » tout sourire ! Heureuse aussi de constater que beaucoup plus de personnes que je l’imaginais, partout, sont solidaires, accueillants… Elle n’est pas belle la vie ?
    Floriane de Royan

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