Initiatives locales – Earthship Habite ta Terre de Champs Romain (24)

Etat du chantier en pause cet été, on voit l'évolution sur leur page facebook

Lors de notre passage à Champs-Romain en Dordogne, nous avions découvert le chantier d’éco-construction participatif de l’association Habite ta Terre.

Ce projet titanesque, inspiré par les travaux de l’architecte Michael Reynolds, est à l’initiative de trois jeunes gens. Elizabeth et Thomas, tous deux ingénieurs en génie thermique et énergétique et leur ami Manal, médiateur culturel. Elizabeth et Thomas ont découvert ce type de construction au cours de missions humanitaires effectuées en Afrique.

Une construction éco-logique et participative

Afin de créer un habitat éco-responsable et de partager leurs expériences et compétences, Habite ta Terre voir le jour. Cette association ambitionne de créer un éco-habitat passif (c’est-à-dire qui ne consomme pas d’énergie) à partir de matériaux recyclés tels que pneus usagés, canettes, bouteilles en verre, paille, etc. Ces matériaux sont récupérés auprès de commerçants locaux ou d’associations partenaires. Ainsi un cercle vertueux s’instaure localement, créant moins de pollution, de la formation autour de ce nouveau type d’habitat et un regain de vie pour un petit village frappé par l’exode rural.

Redonner vie à des endroits desertés

Des personnes de tous âges et de tous horizons se retrouvent ici pour donner un peu de leur temps, se former à la construction écologique, mettre la main à la pâte, aider aux démarches administratifs. Cela créé un beau mélange et ramène beaucoup d’activités. Un petit éco-village d’habitat léger (yourtes, tentes, roulottes) s’est crée à côté du chantier pour les bénévoles qui préfèrent vivre de façon autonome. Pour les autres, entre les personnes de passage et les bénévoles au long cours, la grande maison qui sert de local associatif est aussi un lieu de vie en communauté.

Temps mort

Lorsque nous nous y sommes rendus, nous avons trouvé un chantier en pause temporairement, faute de matériaux. Néanmoins, la vie continue dans la maison commune. Nous regrettons de ne pas avoir pu rencontrer les initiateurs du projet mais remercions chaleureusement les bénévoles qui nous ont reçu.e.s.

Sur le web

Sur Youtube, l’association possède sa propre chaîne et vous permet aux travers de « Pneuterviews » de rencontrer ses bénévoles.

En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir un reportage grand public de France 2 sur l’Earthship de Champs-Romain et les chantiers participatifs.

Le site de l’association :https://www.habitetaterre.fr/

Leur chaîne Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC_WemgGCi5xn7ODy2YJZ4iA

Leur page Facebook : https://www.facebook.com/HabiteTaTerre/

Le Pneuterview de Manal qui retrace un peu l’origine du projet

2 Comments

  1. Je ne suis pas du tout d’accord avec la description idyllique que vous faites. Vous avez dû porter des lunettes roses lors de votre visite. En effet, la zone hébergeant les soi-disant collaborateurs ressemblait plus à un bidonville qu’à un camping. La seule bonne idée du maître d’oeuvre a été de faire financer ses travaux par la main d’oeuvre, c’est-à-dire que pour avoir le droit de lui construire sa maison, il faut payer son hébergement et ses repas.
    Actuellement, plus personne n’est sur le chantier à part deux ânes (des vrais, des quadrupèdes) totalement livrés à eux mêmes. Bel exemple d’écologie participative !

    • Nous ne partageons pas ton point de vue, Gast. Nous ne portions pas de lunettes roses lors de notre passage. La zone hébergeant les personnes était une maison en pierre, en dur. Il y avait, en plus, sur le terrain du chantier à proprement parler, des habitations légères (yourte, caravane, véhicules aménagés), et c’était le choix de ces personnes d’y habiter (ils auraient pu habiter la maison car nous y avons séjourné) et le propriétaire du terrain les a autorisé à y mettre leurs habitations légères justement ce qui est plutôt un geste sympathique.
      Nous étions passé à un moment où le chantier était à l’arrêt donc nous ne pouvons pas savoir si la main d’oeuvre finance réellement les travaux comme tu l’affirme.
      Non n’avons payé ni l’hébergement ni les repas (et nous étions deux adultes et un enfant), mais nous avons laissé une participation consciente dans un pot commun selon nos moyens. Cela ne s’appelle pas payer, cela s’appelle participer à la vie d’une maison qui a nécessairement des coûts (nourriture, entretien, etc.)
      Malgré le fait que le chantier était à l’arrêt, la maison était plutôt vivante et les repas en commun très sympas.

      Nous n’avons pas eu ta vision des choses Gast, mais tout autant que la nôtre, elle représente la vie d’un chantier à un moment donné et ne serait refléter la totalité de la durée du chantier ni les personnes y vivant. C’est effectivement un bel exemple d’écologie participative qui montre bien comme son nom l’indique, que le chantier écologique est soumis à la présence ou non de participants et que si personne n’est là, le chantier s’arrête !

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