Initiatives locales – Ô les papilles ! Food-truck VG à Piégut Pluviers

Nous avons fait un détour par Piégut Pluviers au moins de juin afin de rencontrer les personnes à l’origine d’un food truck végétarien et végétalien nommé Ô les papilles !

Ce dernier se déplace tous les mercredis sur le marché de Piégut Pluviers. Marika, son conjoint Olivier et leur deux enfants Lou et Kaël sont à l’initiative de ce beau projet. Au pays du foie gras, cette petite famille a eu l’audace de tenter une cuisine différente et itinérante. Force est de reconnaître que cela marche bien, il y a foule autour de leur camion ! Nous sommes arrivés un peu tard et n’avons pas pu tester toute la gamme de leurs produits car d’autres avant nous s’étaient déjà régalés ! Ce petit camion devient le lieu de rendez-vous de quelques habitués et on y parle de tout et de rien, entre autres d’initiatives intéressantes et d’éducation alternative.

Avant de s’installer en Dordogne, Marika et Olivier, originaires du Sud de la France, ont vécu plusieurs années dans une tribu en Nouvelle Calédonie. À leur retour en France pour la naissance de Kaël, ils ont décidé de prolonger ce changement de vie et de choisir un endroit qui correspondait à ces modes de vie différents qu’ils avaient pu expérimenter. C’est tout naturellement en Dordogne, territoire riche en nature, forêt et initiatives locales qu’ils ont fini par s’installer.

La cuisine végétarienne étant une éternelle source de découvertes, de bidouillage et donc de créativité, c’est avec plaisir que Marika concocte de nouvelles préparations pour régaler ses clients.

L’itinérance de ce food-truck leur permet de se renouveler et de travailler en tant que traiteurs pour des événements tels que des baptêmes, anniversaires, conventions, etc.

Nous avons été très heureux de les rencontrer (et de les retrouver plus tard par hasard) et nous leur souhaitons longue route et toujours du plaisir dans cette belle entreprise !

Pour plus de renseignements, visitez leur page Facebook !

 

Voici une retranscription de l’interview faite par Aurélien :

Aurélien : Bonjour Marika !

Marika : Bonjour !

Aurélien : Est-ce que tu peux nous présenter O les Papilles ?

Marika : Alors, O les Papilles c’est un service de traiteur et food-truck également donc on peut amener le camion chez les gens, on aime bien amener aussi l’ambiance du camion où on travaille majoritairement que du végétal. Il y a un peu de fromage mais on est beaucoup plus tendance vegan que végétarienne voilà parce qu’à partir du moment où on se soucie du bien-être des animaux, on arrête de manger de la viande et aussi le fromage pose souci donc c’est pour ça qu’on a poussé encore plus loin. On s’est installé.e.s dans la capitale du foie gras. C’était pas gagné d’avance ! Là, ça fait un an et demi qu’on a monté notre activité et on a déjà nos habitué.e.s qui ne sont pas forcément végétarien.ne.s qui apprécient les plats et qui du coup petit à petit mangent de moins en moins de viande donc on est assez content.e.s.

Aurélien : D’où est venue cette idée de faire un food-truck ?

Marika : Question budget ! Et puis aussi itinérant, ça nous plaît pas mal. Il y a beaucoup de festivals dans le coin, des trocs de plantes ; il y a beaucoup d’associations qui organisent des concerts, des choses comme ça. Et du coup c’est vrai que ça nous plaît beaucoup de pouvoir participer à ce genre d’événements donc à déplacer notre boutique.

Aurélien : D’où viennent les produits ?

Marika : On a pas mal de maraîchers bio ici, locaux. Il y a la ferme Jariotte qui est sur le marché aussi ; il y a aussi le [jardin des] chaos granitiques (https://www.facebook.com/jardinsdeschaos/) qui nous fournissent du coup en légumes. Ils arrivent même à nous faire de la patate douce locale. Ils sont assez aventureu.ses.x au niveau des herbes aromatiques et les choses comme ça donc c’est assez sympa de travailler avec eux. Et puis après Biocoop d’Angoulême. On a pas le label bio parce que, pareil, au niveau budget ça coûte trop cher mais voilà, on essaie au maximum de travailler qu’en bio.

Aurélien : Est-ce que tu peux nous raconter votre parcours, comment vous en êtes venu.e.s là ?

Marika : Alors, nous on est du sud-est de la France, d’Aix en Provence. On est parti.e.s pendant trois ans en Nouvelle Calédonie à vivre en tribu. Dans des tribus où on a été les seuls et premiers blancs à y habiter. On est revenu.e.s en France pour la naissance du deuxième enfant, et c’était plus possible de rester dans le sud-est : beaucoup trop de monde, on avait goûté aux grands espaces en Calédonie et puis à la vie simple. On a regardé sur Google Earth où il y avait le plus de forêts et on a vu que c’était ici. On est venu.e.s en vacances au moi de mai et on a rencontré les gens de la Scierie (http://www.lascierie.org/). On avait qu’il y avait en plus de grands espaces plein d’initiatives, tous les week-end il y a quelque chose : des concerts, des pièces de théâtre, il y a tout le temps quelque chose. C’est une amie qui nous a donné envie de venir nous installer. On a acheté une maison et au mois de juillet on s’est installé.e.s ici.

Aurélien : Comment vous avez eu ce camion ?

Marika : On l’a acheté. C’est un ancien camion boucher qu’on a trouvé près de Sarlat, on a encore les crochets, belle reconversion !

Aurélien : Est-ce que tu peux me dire les rendez-vous réguliers que tu as ?

Marika : Au marché de Piégut ; après les autres marchés, on a essuyé quelques refus. Après niveau distribution, c’est surtout les petits festivals. Il y a beaucoup de festivités ; même des fêtes de village, on fait appel à nous ; pour le 14 juillet de Marval ou des choses comme ça. Et puis après traiteur, donc on va chez les gens pour des anniversaires, des baptêmes, des mariages. Et là on a décroché un contrat sur un gîte assez prestigieux du coin pour des stages de yoga qui ont lieu tous les ans pour faire le repas le midi et le soir. On est très content.e.s, ça permet une belle perspective de développement.

Aurélien : Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce métier-là ?

Marika : C’est la créativité, au niveau recettes. Comme il n’y a pas d’écoles de cuisine, on est autodidactes au niveau vegan. Du coup, c’est la découverte d’essayer de trouver des textures qui permettent d’enlever le fromage, qui permettent d’enlever la crème. Voilà, je trouve que c’est une cuisine super créative et ça me plaît beaucoup.

Aurélien : Qu’est-ce qui te rend heureuse aujourd’hui ?

Marika : La qualité de vie ici ; de voir mes enfants grandir, les avoir avec moi. Et puis les gens ici, ils ont tous le sourire ; il y a une super ambiance, les gens sont bienveillants donc c’est très agréable.

Aurélien : Qu’est ce qui te rend moins heureuse ?

Marika : Toujours les petits soucis administratifs. C’est difficile de sortir du système. On est toujours accroché un peu au système, on essaie de s’en défaire au maximum.

Aurélien : Comment tu peux changer ça au quotidien ?

Marika : On essaie d’être autonomes au maximum. Il y a des choses ça se fera petit à petit. S’équiper de panneaux solaires, faire un forage chez nous, des choses comme ça qui nous permettraient d’être autonomes au maximum.

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